Généalogie GARGADENNEC-JULIEN

ESCLARMONDE de FOIX, figure du CATHARISME

Affiche de l'opéra ESCLARMONDE de Jules MASSENET

 

Fille de Roger Bernard II, comte de Foix et de Cécile Trencavel. Sœur du comte Raymond-Roger de Foix, elle sera donnée en mariage à Jourdain de l'Isle-Jourdain seigneur de l'Isle-Jourdain.

De l'union naquirent plusieurs enfants dont Bernard, l'héritier de la seigneurie, Guillaumette, Olive, Othon de Terride et Bertrand, baron de Launac. Elle devient veuve en octobre 1200. À partir de ce moment, elle se tourne vers l'Église cathare. Elle recevra le consolament en vue de devenir parfaite des mains de l'évêque Guilhabert de Castres en 1204 à Fanjeaux avec trois autres grandes dames (Aude de Fanjeaux, Fays de Durfort, Raymonde de Saint-Germain) en présence de son frère.

 

Dès lors, elle n'a de cesse de mener une fervente propagande en faveur du catharisme. Elle s'installera à Pamiers. C'est vraisemblablement à elle que l'on doit l'initiative de faire rebâtir la forteresse de Montségur. Elle fera partie du colloque de Pamiers, appelé aussi « colloque de Montréal » de 1207 qui sera le dernier débat contradictoire entre les cathares et l'Église catholique (représentée par Dominique de Guzmán).

 

Son rôle est assez controversé puisque pour certains, elle répandit l'hérésie en Ariège et contraignit les habitants à respecter les règles de vie cathare, alors que pour d'autres son impulsion permit d'ouvrir de nombreux hôpitaux, écoles et foyers où furent dispensés l'enseignement cathare (ce qui lui valut son surnom de grande Esclarmonde).

 

Sources (Wikipedia): Michel Roquebert, « L'épopée cathare. 1198-1212 : L'invasion ». Toulouse: Privat, 1970. Helene Luise Köppel, "Die Ketzerin vom Montségur", Aufbau-TB-Verlag, Berlin, 2002, ISBN 3-7466-1869-X

 

 


Elle aurait été à l'origine de la reconstruction du château de Montségur. Esclarmonde était la fille du comte de Foix Roger-Bernard 1er qui se trouva à la tête du comté de 1144 à 1188 et de Cécile de Béziers. Le couple eut quatre enfants : Raymond-Roger, Esclarmonde, la comtesse de Marquefave et la vicomtesse de Couserans.

 

La date de naissance d' Esclarmonde n' est pas connue. Mais on déduit de la date de mariage de ses parents qu elle vit le jour après 1151. Elle épousa Jourdain II de l' Isle et devint vicomtesse de Gimoez. Dans son testament daté de l' an 1200, Jourdain II la désigne comme héritière avec leurs six enfants : Escaronia, Obica, Bernard-Jordan, Jordan, Othon-Bernard et Philippa.

 

A la mort de son époux, en 1204, elle se retira près de Raymond-Roger, son frère. Esclarmonde prononça ses voeux en 1204. Elle devait avoir environ cinquante ans. Elle vint à Fanjeaux pour recevoir le consolament de Guilhabert de Castres qui y vivait dans sa propre maison. Fils majeur de l' évêque Gaucelin, Guilhabert était la figure la plus éminente de la religion nouvelle, à la fois pasteur, orateur et conseiller politique de la noblesse occitane.

 

Esclarmonde entra solennellement dans l' ordre cathare en même temps que Aude de Fanjeaux, mère d' Isarn-Bernard, de Raymonde de Saint-Germain, mère de Pierre Mir, de Fays de Durfort, mère de Sicard de Durfort. On sait que de nombreux parents des trois femmes et de nombreuses personnalités ont assisté à la cérémonie : Raymond-Roger de Foix, frère d' Esclarmonde, Bernard de Durfort et son fils Raymond, Pierre de Saint-Michel, le mari de Raymonde de Saint-Germain. Isarn-Bernard, le fils d' Aude de Fanjeaux. Sont également présents : le chevalier Guilhem et son épouse Raymonde, sa fille Esclarmonde, son gendre de Feste accompagné de Guiraud et de Roger, du même nom, et de l' épouse de ce dernier, Obrie ; Raymond et Turque Ferrand, Raymond-Amiel et Saure de Mortier avec leur fils aîné Amiel ; Bernard et Othon de Clas-Fratoas, Gental et Pierre-Amiel de Brau, et Arnaud Jubileu, et les Got, et les Picarel, les Cerdan et les Assalit, les Maurel et les Brugairolles, les Fournier, les Auriol. (Voir « L Epopée cathare - Tome I : L invasion », de Michel Roquebert - Editions Privat, Toulouse 1970 -)

 

 

UNE FIGURE POLITIQUE du CATHARISME, de l'OCCITANIE et de la LAICITE

 

En 1911, un comité ariégeois se constitue, sous l'impulsion du félibre Prosper Estieu, en vue d'ériger une statue à la gloire de la grande Esclarmonde de Foix. Il s'agit de commémorer, non seulement « l'héroïne qui organisa à Montségur la résistance aux hordes de Simon de Montfort », mais également « les Aïeux qui luttèrent et tombèrent à côté d'Elle » pour la défense de l'Occitanie.

Réunissant des noms aussi prestigieux que Gabriel Fauré et Théophile Delcassé, le comité prend soin de ne pas apparaître comme sécessionniste et proclame son patriotisme français autant que son attachement à l'Occitanie.

L'initiative est portée par l'anticléricalisme bien trempé et l'idéologie maçonnique qui imprègne le Parti Radical. L'image que l'on se fait d'Esclarmonde veut s'appuyer sur les sources historiques, telles que la Chanson de la croisade de Guillaume de Tudèle et la Chronique de Guillaume Puylaurens, également sur les travaux de Pierre des Vaux-de-Cernay et de Dom Vaissète. Mais, sous l'influence du romantisme et de l'imaginaire de Napoléon Peyrat, Esclarmonde devient un véritable mythe. Source : http://www.chemins-cathares.eu

 

Statue d'Esclarmonde

 

MYTHE et VERITEE HISTORIQUE

 

Esclarmonde la Grande n'est pas l'Esclarmonde vivante et mourante héroïquement sur le bûcher de Montségur, en 1244.

 

Cette belle histoire, dans sa dernière partie, n'est qu'une légende que nous devons au pasteur Napoléon Peyrat, lequel modifia volontairement, l'histoire de la dame, qui ne vécut ni ne mourut à Montségur, pour créer de toute pièce une héroïne qui allait magnifier la geste de Montségur dans son oeuvre majeure, "l'Histoire des Albigeois".

 

La légende d'Esclarmonde, dont le nom provient probablement du wisigoth Is Klar Mun, la Lune de Cristal, épouse symbolique du Soleil, eut, et a toujours, la vie dure. En fait, il y eut plusieurs Esclarmonde que Peyrat et tant d'autres écrivains après lui, réduisirent à une seule et unique héroïne, qui enflamma le courage des défenseurs du pog. Cette légende fut encore amplifiée par Paul Conte, lequel, dans son ouvrage "Le Graal et Montségur" prétendit que le trésor de la hiérarchie cathare, tout entier contenu dans une couverture, aurait été descendu la nuit après la reddition (et donc non, durant celle du 15 au 16 mars, comme cela est admis) "... A la lueur du brasier ardent qui, plus bas, au col du Tremblement achevait de consumer Esclamonde... Ainsi donc Esclarmonde aura éclairé le monde jusqu'à la fin de la tragédie de Montségur et, de surcroît, les flammes de son sacrifice auront permis l'évasion du trésor, si précieux pour la survie du catharisme en Lombardie ou ailleurs.

 

Mais ce n'est pas la Parfaite de Fanjeaux qui laissa sa vie à Montségur. Celle-ci, Esclarmonde de Foix, vécut dans une communauté cathare à Pamiers et ne fut pas non plus la propriétaire du château comme le prétendent encore trop d'auteurs. En 1215, au Concile du Latran, elle fut citée, à tort ou à raison, comme défunte, au cours des reproches adressés à son frère, concernant ses pratiques hérétiques et celles des membres de sa famille. Montségur, fief des comtes de Foix a pu appartenir à des membres de cette famille par héritage ou legs, ce qui fut le cas, puisque une autre Esclarmonde, également soeur d'un comte de Foix, le reçut en don mais, mais pas plus que la précédente, n'y décéda ni même n'y vécut.

 

Ce fut Esclarmonde de Péreilhe, fille de Raimon de Péreilhe et de Corba, religieuse cathare comme sa mère et sa grand-mère, Marquesia Hunaud de Lanta, qui habita à Montségur et périt sur le bûcher alors qu'elle n'avait pas vingt ans. Très belle et courageuse mais infirme, on la déplaçait sur une litière, afin qu'elle puisse dispenser les paroles d'encouragement que lui inspirait sa foi intense, à tous ceux qui souffraient.

 

Source : catharisme.net

 


 



31/08/2008
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